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Souvenir de notre rencontre avec Saulo RIBEIRO (3° en partant de la gauche)
En compagnie de Master Flavio BERHING.
HISTOIRE DU JIU JITSU BRESILIEN.
Ceci n’est qu’un petit résumé, l’histoire étant beaucoup plus riche… Beaucoup d’ouvrages sont disponibles sur ce sujet.
Introduction :
Le Jiu Jitsu brésilien puise ses racines au Japon du xx° siècle. D’anciens textes japonais font référence à divers styles de luttes et on peut encore consulter de nombreux documents sur lesquels apparaissent d’anciennes techniques de Jiu Jitsu familières aux pratiquants actuels. Plutôt que de répondre à la violence par la violence, la discipline préconise de ne pas chercher à résister, mais retourner la force de l’adversaire contre lui-même. Au Japon de nombreuses écoles avaient vu le jour, chacune avec ses préférences techniques. Si certaines mettaient l’action sur les différentes projections, d’autres prenaient la lutte au sol ou encore les frappes…
Mais, lorsque le Japon s’ouvrit à la modernisation occidentale, le Jiu Jitsu fut relégué au second plan.
L’influence de Jigoro Kano :

Dans le but d’améliorer sa condition physique, il étudia le Jiu Jitsu au point d’acquérir une très grande maîtrise et jusqu’à devenir instructeur dans son dojo. Lorsqu’il s’aperçut que le Jiu Jitsu traversait une véritable crise de popularité et que les techniques étaient alors en péril, il entreprit d’en modifier radicalement la pédagogie. Car il faut savoir que le Jiu Jitsu classique était presque exclusivement enseigner au moyen de Kata, ces enchaînements chorégraphiés dans lesquels deux adversaires s’affronter sans résistances, le tout selon un schéma déterminé. L’élément le plus crucial fut l’introduction, dans son école « Kodokan », des randoris et combats libres. De cette façon, les pratiquants pouvaient se rendre compte de ce que signifiait lutter contre un adversaire libre de ses mouvements et décidé à résister… Mais afin de permettre cette pratique, Kano dut priver le Jiu Jitsu de certaines de ses techniques les plus dangereuses et toutes les formes de frappes. De cette sorte, les pratiquants faisaient d’une pierre deux coups. Ils pouvaient lutter à pleine puissance sans risquer de se blesser et ils se forgeaient une grande résistance en combattant contre des adversaires récalcitrants. Il nomma sa méthode le Judo pour bien la distinguer du Jiu Jitsu classique. Ainsi, outre son efficacité martiale, le Judo se devait d’avoir des répercutions au niveau moral, spirituel et social dans la vie quotidienne du pratiquant…
MITSUYO MAEDA

Mitsuyo MAEDA était un disciple de Kano. Ce dernier était très enclin à diffuser son art à travers le monde, il envoya donc TOMITA et MAEDA aux Etats-Unis. MAEDA s’installa, alors, sur la côte Est et ouvrit une école à Princeton. Il eut les plus grandes difficultés à gagner décemment sa vie, dans un premier temps car ces disciplines étaient obscures aux yeux des américains. Il fut donc l’initiateur de nombreux défis lancés à divers boxeurs ou lutteurs. Mais à cause de ces défis, il s’attira les foudres de Kano car il allait à l’encontre des règles morales du Judo. C’est peut être la raison pour laquelle, il se disait pratiquant de Jiu Jitsu plutôt que de Judo, car il avait une solide expérience en Jiu Jitsu classique avant de commencer le Judo. Il façonna alors sa propre méthode de combat adaptée aux deux grands groupes de combattants qu’il rencontrait en duel : les boxeurs et les lutteurs. C’était un innovateur intelligent et prudent qui ajouta certaines techniques et supprima celles qu’il jugeai inefficaces…
MAEDA et les GRACIE :
Au début des années 20, MAEVA se retrouva au Brésil pour promouvoir un plan gouvernemental Japonais consistant à établir une colonie nippone au nord du pays. C’est dans ce contexte qu’il rencontra Gastao GRACIE, un descendant de colon écossais qui oeuvra en sa faveur en usant de son poids politique. En marque d’amitié, MAEDA proposa d’enseigner sa méthode à ses fils. C’est ainsi que Carlos GRACIE devint un disciple de MAEDA. D’après certaines source cet entraînement dura 4 ans…
MAEDA continua à sillonner le Brésil et le monde, livrant les frères GRACIE à eux-mêmes dans leurs études des multiples détails techniques de leur art. MAEAD avait transmis aux GRACIE l’impulsion technique dont ils avaient besoin au départ, ainsi qu’une vue d’ensemble de stratégies éprouvées sur le terrain qui, si elle était mise en application, pouvait permettre au lutteur de dominer son adversaire lors d’un combat réel.
Essor du Jiu Jitsu Brésilien.
Les frères Gracie disposaient de plusieurs avantages qui leur permettaient d’avancer à pas de géant. Ils étaient alors quatre à se passionner pour cette discipline. Cela signifie aussi qu’il n’était pas à cours de partenaires d’entraînement pour peaufiner leurs techniques.
A leur tour, les quatre frères eurent un très grands nombres d’enfants, dont la plupart devinrent élèves et enseignants de Jiu Jitsu. Le génie du clan Gracie, tient en fait aux ajouts et modifications qu’ils ont apportées à la technique, la pédagogie et la stratégie du Judo et du Jiu Jitsu Japonais. Ces modifications tenaient essentiellement à leur petite corpulence qui les contraignait à accroître leur force de levier s’il voulait rendre leurs techniques efficaces. Ce processus de modification et d’enrichissement du répertoire est le fruit d’une recherche de longue haleine et se poursuit encore de nos jours…
L’histoire montre que les apports des GRACIE au niveau du Jiu Jitsu ont contribués à la création d’un style de combat à l’efficacité inégalé lors de rencontres pluridisciplinaires.
Depuis le début avec Carlos et Helio, en passant par son essor avec la deuxième génération : Carlson et Rolls et la troisième: Rickson, Roryon, Royce, Royler (entre autres), les Gracie et leurs élèves ont connu un succès sans précédent dans les compétitions ouvertes ou à l’occasion de défis qu’ils ont lancés ou relevé. C’est de ce succès qu’ils tiennent leur notoriété à l’échelle de la planète…

Helio GRACIE lors de différents combats
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Ecole Flavio BERHING

Groupe de Tournai
Saulo Ribeiro
Saulo a commencé le Jiu-jitsu brésilien (BJJ) à Rio De Janeiro en 1992 sous Royler Gracie, le fils d'Helio Gracie.
Il a reçu sa ceinture noire le 27 novembre 1995.
Saulo est le meilleur compétiteur moderne de BJJ; mais aussi sans kimono pour la dernière décennie.
Les titres de Saulo incluent :
- 6 fois médaillé d'or: championnats du monde de BJJ 1996, 97, 98, 99, 2000, 2002
- 2 fois médaillé d'or: championnats nationaux brésiliens 1995, 98
- 2 fois médaillé d'or: champion de Rio de Janeiro BJJ
- 2 fois champion du monde de l'Abu Dhabi 2000, 2003
Saulo dispense des stages en Europe, à l'Abu Dhabi, au Japon aussi bien qu'au Brésil et aux États-Unis. Il est apparu dans plusieurs magasines de combat importants partout dans le monde. La passion de Saulo pour l'enseignement fait de lui un professeur extraordinaire. La profondeur de sa connaissance,son expérience, et son accomplissement le distingue et font de lui un original, sa contribution énergétique au BJJ et au grappling font avancer ses arts dans le futur ; pour lui l'aspect fondamental est qu'il n'y ait pas de frontière.
Sa philosophie est que la vie présente beaucoup de défis et ces derniers ne peuvent pas être commandés. C'est dans l'activité qu'on choisit de faire qu'on peut trouver la joie, la réalisation, et le rapprochement avec les autres. Pour Saulo, ce choix est Jiu-Jitsu brésilien.
